Réunion de concertation à l’UCANSS du 6 janvier.
Article du 07/01/2026
La réunion de concertation a pour objectif d'échanger entre l'UCANSS et les organisations syndicales sur le programme de négociation pour 2026.

Déclaration préalable de l’UNSA :
enjeux et perspectives pour 2026.

L’UNSA vous adresse tous ses vœux de bonheur, de santé et de réussite pour l’année nouvelle. Nous souhaitons à chacune et à chacun une année apaisée, constructive, et porteuse de réussites collectives. Nous formons le vœu que 2026 soit une année où le dialogue social retrouve de la respiration, de la cohérence et un peu d’ambition.

L’UNSA souhaite d’abord revenir sur la RPN NAO du 16 décembre. Sommes-nous déçus du cadrage qui nous a été communiqué ? Franchement, pas vraiment. Car rien n’était plus prévisible que l’absence de revalorisation de la valeur du point. En revanche, nous sommes agacés par l’annonce faite d’une RMPP fixée à 1,50 %. L’UNSA soulignait déjà, dans sa déclaration d’alors, une négociation segmentée, corsetée par une double voire une triple tutelle (la DSS, le COMEX, puis l’agrément), sans vision d’ensemble, et avec des perspectives qui dépassent rarement la fin de l’année civile. Le cadrage du 16 décembre ne fait que confirmer cette analyse : la RMPP « socle », c’est 1,50 %, comme chaque année, et la RMPP, c’est le GVT. Point final. L’UNSA ne s’en satisfait pas.

L’UNSA note par ailleurs que la RMPP n’a pas été rebasée pour intégrer les mesures nouvelles issues de la classification. Et plusieurs de nos adhérents nous ont déjà alertés sur les difficultés de financement de la mise en œuvre de cette classification dans leurs organismes.

L’année 2026 qui s’ouvre est une année charnière, le programme des négociations doit nous permettre de retrouver des marges de manœuvre et d’apporter des réponses aux défis qui arrivent. Et ces défis risquent de s’imposer à nous avec une acuité que nous ne soupçonnions pas. Nous pensons notamment aux éléments de la feuille de route de la mission « État efficace » qui circulent dans la presse. Plusieurs chapitres pourraient nous concerner directement. Que recouvrent les chapitres de : « rapprochement ou fusion d’agences » ?, « rationalisation des réseaux » ?, « mutualisation des fonctions support » ?, ou encore de « modalités d’exercice de la tutelle sur les opérateurs » ?

Ces questions ne sont pas théoriques : elles peuvent modifier en profondeur nos organisations. On l’a vu, les pouvoirs publics ne sont jamais avares de projet de « transformation », dont le pilotage peut faire débat.

Dans ce contexte, l’UNSA continuera à poursuivre la négociation, à défendre les intérêts des salariés, et à transformer les contraintes en opportunités. C’est dans cet état d’esprit que nous abordons les perspectives de 2026.

1/ Poursuivre les négociations en cours : complémentaire santé, Aidants, RSE. Nous serons particulièrement attentifs aux fins de carrière. Il faut sortir du « triptyque dégagiste » que constituent aujourd’hui : le CET, la retraite progressive, et la compensation du temps partiel.

2/ Réaffirmer notre attachement à l’intéressement. Nous renégocierons cette année l’accord triennal. Les paramètres actuels sont déjà modestes : il n’est pas question d’en réduire la portée. Au contraire, le contexte nous pousse à demander : un élargissement de la masse salariale dédiée à son financement, une réflexion sur l’égalité de traitement entre branches pour assurer une meilleure cohérence des montants versés à taux d’atteinte égal. L’intéressement est, dans un contexte budgétaire contraint, un outil précieux : il permet d’allier reconnaissance financière et l’amélioration de la qualité de service aux usagers.

3/ Notre troisième priorité concerne la QVCT des ADD, avec un focus sur : la santé mentale, la prévention de l’épuisement physique et psychique, le droit à la déconnexion. La pression institutionnelle ne faiblit pas. Les ADD doivent piloter des réformes à un rythme toujours plus effréné et garantir leur mise en œuvre par les équipes des organismes qu’ils dirigent. Des études récentes sur ces sujets de santé sont inquiétantes : nous ne pouvons pas sous-estimer ce sujet.

4/ La responsabilité des gestionnaires publics. Trois ans après l’accord sur l’indemnité de maniement de fonds, il est temps de faire un point. La définition de la « faute grave ayant entraîné un préjudice financier significatif » devait limiter les mises en cause, nous a-t-on dit, face au flou de cette définition, les précisions devaient être établies par la jurisprudence. Eh bien, trois ans après l’UNSA attend : un bilan paritaire des instances closes ou en cours, dans le respect des droits des personnes et du secret de l’instruction. Et en fonction de ce bilan, et si cela est nécessaire, une révision des dispositifs conventionnels de protection juridique de tous les agents, et des agents de direction en particulier.

Les chantiers ouverts en 2024 et 2025 étaient importants. Ceux de 2026 le sont tout autant pour l’avenir de notre institution et pour la défense des droits de ses salariés. Nous continuerons donc à porter des propositions réalistes mais ambitieuses, et à demander que les partenaires sociaux disposent réellement des moyens de négocier.

Défendez vos droits, adhérez à l’UNSA. 

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