Commission de suivi de l’épargne salariale du 16 janvier 2026
Article du 16/01/2026
L'UNSA réaffirme ses principes pour une épargne salariale dynamique, juste et responsable

Déclaration préalable de l’UNSA
à la commission de suivi de l’épargne salariale di 16 janvier 2026.

En préambule, l’UNSA réaffirme son attachement profond au principe de l’intéressement et donc, plus largement, à l’épargne salariale. Ce sont des outils essentiels pour associer les salariés aux performances de notre institution, renforcer l’attractivité de nos métiers et fidéliser les talents, de tous âges et de tous niveaux hiérarchiques.

Or, force est de constater que l’intéressement, dans son niveau actuel, reste trop faible pour jouer pleinement ce rôle. Nombreuses sont les personnes qui comprennent difficilement, et qui perçoivent mal que l’intéressement se compte en fractions de mois de salaire plutôt qu’en mois pleins – nous parlons ici de mois de salaires pour un agent de niveau 4 ou 5. Ce retour nous est fait régulièrement, et nous ne pouvons l’ignorer, notamment quand nos interlocuteurs se comparent avec les primes perçues par leur entourage.

L’UNSA rappelle également son attachement à l’égalité de traitement. À l’approche des négociations de 2026 sur l’accord triennal d’intéressement, il sera indispensable que les partenaires sociaux recherchent des solutions permettant, à taux d’atteinte égal des objectifs, d’assurer une prime d’intéressement équivalente d’une branche à l’autre. Les divergences actuelles sont difficilement compréhensibles et ne sont plus acceptables.

Comme pour l’intéressement, nous devons regarder la réalité en face : les paramètres de l’épargne salariale relatifs au PERCO restent très éloignés des plafonds légaux. S’agissant de l’abondement employeur sur le PERCO, nous sommes aujourd’hui à environ 350 euros, indexés, soit 35 euros par jour dans la limite de 10 jours, loin, très loin des maxima légaux. Nos statuts de caisses de Sécurité sociale ne devrait pas être un frein. Au contraire, dans un contexte budgétaire exigeant, renforcer l’épargne salariale est un moyen concret d’allier qualité de service et reconnaissance financière.

Au-delà des montants, l’épargne salariale doit à nos yeux respecter plusieurs grands principes.

D’abord, la responsabilité. Les placements proposés doivent exclure les secteurs non responsables, comme l’armement ou les investissements réalisés dans certains pays à la gouvernance douteuse. Ils doivent au contraire favoriser l’innovation, la transition écologique et les investissements durables.

Ensuite, la liberté. Chaque agent devrait pouvoir choisir, en toute connaissance de cause, son niveau de risque. Aujourd’hui, les fonds proposés ne dépassent pas le niveau 4 sur 7 SRI. Pourquoi ne pas ouvrir des options plus dynamiques pour ceux qui le souhaitent, tout en offrant aussi des placements réellement garantis pour ceux qui recherchent la sécurité ?

Mais cette liberté n’a de sens que si elle s’accompagne d’une pédagogie claire, accessible, adaptée à un public parfois éloigné de ces sujets. C’est indispensable, notamment pour les fonds les plus risqués.

Troisième principe : la sécurité. La gestion pilotée va dans le bon sens, mais nous devons permettre aux agents de sécuriser leurs plus-values à la demande, lorsque leur situation personnelle ou la trajectoire du projet du départ à la retraite l’exigent.

Enfin, la lisibilité. L’offre actuelle est variée, voire complexe. C’est le pendant de la volonté d’offrir des placements adaptés à la pluralité des projets et des profils des agents. Ceux-ci  doivent malgré tout pouvoir comprendre facilement où ils placent leur argent, avec quels niveaux de risque et quelles perspectives.

Pour conclure, l’UNSA tient à rappeler que l’épargne salariale, aussi utile soit-elle, ne remplacera jamais une politique salariale digne de ce nom. Une politique salariale équilibrée repose sur deux jambes : les avancements individuels et les mesures collectives, avec une valeur du point qui doit suivre l’évolution des prix, au moins en partie.

L’UNSA reste agacée, comme nous l’avons déjà dit, par une RMPP plafonnée à 1,50%, un taux qui n’intègre même pas les mesures nouvelles des accords de classification de novembre 2024. Dans nos caisses, on demande toujours aux dirigeants de faire plus, souvent avec des moyens constants, parfois en baisse. Cela n’est plus tenable. L’UNSA continuera donc à défendre une reconnaissance financière à la hauteur des responsabilités exercées et des efforts demandés à tous les agents de notre institution.

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